Capitalisme et progrès social

Anton BRENDER

Dans les pays les plus avancés, le progrès social est en panne. Face à la montée presque générale des inégalités, face à la stagnation des revenus d’une large partie de leurs populations, face aussi aux dommages de plus en plus visibles causés à la planète par leur développement passé, ce constat s’impose. En attribuer la faute au capitalisme, sur lequel ce développement s’est fondé, serait pourtant une erreur : il n’est pas plus responsable de la panne actuelle qu’il ne l’a été hier des progrès accomplis.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les populations occidentales ont connu une amélioration, profonde et largement partagée, de leurs conditions de vie, parce que, au terme d’une longue et tumultueuse histoire, elles ont réussi à maîtriser la force productive du capitalisme. Les années 1980 ont toutefois été celles du triomphe de l’idéologie libérale : face à la mondialisation et aux changements techniques qui s’esquissent alors, les sociétés occidentales auraient dû redoubler d’efforts pour rester dans un rapport de forces favorable avec le capitalisme. Elles ont préféré laisser faire. Après quarante ans de dérive, est-il trop tard pour reprendre la barre ?

Version papier : 10 €
Version numérique : 7,49 €
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Détails techniques
Collection : Repères n°732
Parution : février 2020
ISBN : 9782348057557
Nb de pages : 128
Dimensions : 120 * 190 mm
ISBN numérique : 9782348058554

Anton BRENDER

Anton BRENDER

Anton Brender est professeur associé à l’université Paris-Dauphine. Il a publié dans la collection « Repères »La France face aux marchés financiers (2004) et La France face à la mondialisation (4eéd., 2004). Économiste chez Candriam Investors Group, il a également publié avec Florence Pisani, chez Economica, Les Marchés de la croissance (2001) et La Nouvelle Économie américaine (2004) ; enfin, dans la collection « Repères », Les Déséquilibres financiers internationaux (2007), La crise de la finance globalisée (2009), La crise des dettes souveraines (nouvelle éd., 2013), Monnaie, finance et économie réelle (2015), L’Économie américaine (2018) et Capitalisme et progrès social (2020).

Extraits presse

Anton Brender, économiste chez le gestionnaire d’actifs Candriam, décortique de manière limpide l’accumulation des déséquilibres qui devient intenable (même si le rôle des changements technologiques est sans doute minoré). La leçon est claire : le capitalisme ne délivre toute son efficacité que lorsqu’il est domestiqué. Or, ces dernières décennies, il a été au contraire débridé.

04/02/2020 - Jean-Marc Vittori - Les Echos

 

Table des matières

Introduction
I/ Les fondements du progrès social

Une dynamique d’accumulation matérielle
L’enclenchement d’une dynamique - Progrès technique et progrès matériel
L’expansion d’un ordre marchand
La normalisation des désirs - Le guidage de la production - L’alimentation en monnaie
Les bases d’une accumulation de capital social
II/ Un capitalisme maîtrisé
La force des lois
Hausse du prix du travail et amélioration des conditions de vie - La myopie du capitalisme - Une hausse de la qualité du travail
La maîtrise des cycles
La politique monétaire au service du plein-emploi - Le rôle du budget de l’État
La police du capital
La préservation d’une concurrence loyale - La lutte contre la fraude
III/ Globalisation du capitalisme et concurrence des territoires
Des capitalismes d’abord nationaux
Échange international et spécialisation des territoires - Des tropismes nationaux - Des pays en concurrence par le biais de leurs entreprises
La globalisation du capitalisme
Des rentabilités plus homogènes - Des territoires mis en concurrence par les entreprises
Une dangereuse passivité

Une étonnante légèreté
IV/ L’émergence de nouveaux territoires
Une périphérie plus dynamique
La place ingrate des producteurs de matières premières - Du choc pétrolier à la « décennie perdue » - L’improbable émergence de nouveaux pays industriels
L’entrée en jeu de la Chine
Une insertion dynamique dans l’économie mondiale - La relation pragmatique du Parti communiste chinois avec le capitalisme
Les pays avancés en échec
Une pression sur la masse salariale du secteur industriel des pays développés - De la montée de l’épargne chinoise… - … à la grande crise financière de 2008
V/ Un nouveau progrès technique
La révolution informatique
L’immense champ des tâches informatisables - L’informatisation de l’industrie… - … et des services
Les freins au progrès social
Un changement dans la composition des emplois - Un renforcement des inégalités
Des politiques publiques à trop courte vue
Une insuffisante priorité à l’éducation - Une redistribution trop timide - L’impératif oublié du plein-emploi
VI/ Le maintien d’une demande soutenue
Plein-emploi et pression de la demande
Les leçons de la courbe de Phillips - L’existence d’« armées de réserve » - La pression de la demande
L’impuissance des banques centrales
L’endettement des ménages, au coeur de la transmission de la politique monétaire - Des effets secondaires non négligeables - Un instrument qui s’use lorsqu’on s’en sert durablement
La timidité des politiques budgétaires
Le budget, outil de politique structurelle - Une discipline mal comprise - Le drame européen
VII/ Allongement des horizons et disparition des frontières
Un environnement menacé
Ressources appropriables, ressources non appropriables - Des leviers marchands - Un problème global - La « finance verte » et ses limites - Le pouvoir des individus
Une« périphérie » vulnérable
Une immigration traditionnelle - Une pression migratoire nouvelle
Conclusion
Repères bibliographiques

Droits étrangers

Capitalism and Social Progress




Contact : d.ribouchon@editionsladecouverte.com

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