Le capitalisme financier - Laurent BATSCH

Le capitalisme financier

Laurent BATSCH

Apparemment, l’intérêt de l’actionnaire a effacé le prestige du manager et la rentabilisation du capital investi s’est imposée comme la mesure première du bien-être collectif. En observant les stratégies d’entreprise, ce livre dégage quelques caractéristiques de ce nouveau « capitalisme financier ». Comment l’actionnariat des groupes a-t-il changé ? En quoi cela a-t-il modifié les stratégies des grandes entreprises ? Comment se comportent les gérants de portefeuille ? D’où vient leur intérêt pour la « gouvernance d’entreprise » ? Pourquoi les groupes de l’industrie et des services ont-ils adopté le recentrage comme un modèle de croissance ? Comment ce modèle a-t-il changé de forme ? Quel rapport y a-t-il entre les politiques d’externalisation et les objectifs des investisseurs ? Pourquoi ceux-ci accordent-ils parfois une place privilégiée à l’endettement ? Qu’est-ce qu’une stratégie financière ? Comment la nouvelle économie rentre-t-elle en phase avec des évolutions antérieures ? Quels sont les risques attachés à la « financiarisation » des stratégies des groupes ?

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Détails techniques
Collection : Repères n°356
Parution : 14/11/2002
ISBN : 9782707138811
Nb de pages : 128
Dimensions : 110 * 180 mm
Façonnage : Broché

Laurent BATSCH

Laurent Batsch, professeur de sciences de gestion à l’université Paris-IX-Dauphine, enseigne la finance d’entreprise. Il est associé au Centre de recherche sur la gestion (CEREG, unité CNRS).

Extraits presse

« Avec l'explosion de la bulle financière, l'actionnaire a le sentiment d'être un roi déchu. La " création de valeur " qui lui était promise n'était-elle qu'un miroir aux alouettes ? De là à jeter Le Capitalisme financier par-dessus les moulins, c'est une autre affaire. Dans un petit " Repères " qui se veut avant tout pédagogique, Laurent Batsch, professeur de gestion à Paris IX-Dauphine, explique ce que recouvrent ces mots magiques : une nouvelle forme d'organisation des entreprises, qui du fait de la mondialisation des marchés, se sont recentrées chacune sur un métier, de façon à accroître leur rentabilité et mieux valoriser les capitaux confiés. Sous le regard des investisseurs professionnels, juges de paix du capitalisme. »

LE FIGARO ÉCONOMIE

« S'il y a bien un sujet omniprésent depuis près de vingt ans dans les discussions du monde des affaires, c'est bien celui de la gouvernance d'entreprise. Pour résumer, c'est une question de face-à-face entre les dirigeants d'entreprise et les actionnaires. Pour mieux comprendre les caractéristiques de ce nouveau "capitalisme financier", Laurent Batsch [...] interroge du général [...] au particulier [...] et apporte ses réponses. »

LA TRIBUNE

« Le titre de cet ouvrage est un peu trompeur. Il n'est pas vraiment question ici du fonctionnement des marchés financiers ou de l'évolution de la structure et du rôle des banques, mais plutôt de l'impact sur les entreprises de la montée en puissance des marchés financiers et de leurs acteurs [...]. Laurent Batsch présente, de manière à la fois honnête et très complète, les différentes analyses, favorables ou hostiles, auxquelles ont donné lieu ces évolutions [...]. Le tout agrémenté de nombreux graphiques et d'exemples concrets qui trahissent une connaissance et une compréhension en profondeur du monde des entreprises. »

ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

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Table des matières

Introduction
I / Le retour de l’actionnaire
1. L’émergence de la « gouvernance d’entreprise »
Les trois modes de gouvernance
La grande rupture

2. Qui sont les investisseurs collectifs ?
Une tendance universelle, des particularismes nationaux
Des comportements différenciés
Vers une convergence des modèles ?

3. Comment discipliner les dirigeants ?
Le rôle du conseil d’administration (CA)
Les droits des actionnaires
La direction
La rémunération des dirigeants
L’information financière
Le marché des prises de contrôle
Le décroisement des participations

4. La « gouvernance », et après ?
Qui contrôlera le contrôleur ?
L’ambivalence du dirigeant : compétence et opportunisme
Juger aux résultats ?
Trois modes qui coexistent
Quel est l’avenir de l’actionnariat salarié ?
Vers un capitalisme réconcilié ?

II / Le recentrage stratégique
1. La dynamique du recentrage
Le recentrage financier
Le recentrage organisationnel
Une caractérisation du recentrage

2. Que disent les théories sur le recentrage ?
Gestion des risques : le conglomérat ou l’actionnaire ?
La diversification ne paye pas
Encore et toujours : le problème d’agence
L’hypothèse d’hubris (ou le péché d’orgueil)
La théorie des marchés internes et externes
La convergence des théori
es
3. Repli sectoriel, ouverture géographique
Le commerce international
Les entreprises mondiales
La globalisation financière
4. Le risque de la désintégration
Qu’est-ce que le « métier » ?
Le recentrage contre la croissance ?

III / La financiarisation des stratégies
1. Le management du dénominateur
Le bilan allégé
L’entreprise sans usine
Une logique financière imparable
La « création de valeur »

2. L’approche financière des stratégies
Les stratégies concurrentielles : la marge
Les stratégies organisationnelles
Les stratégies financières
L’effet de levier
15 % pour tous !

3. L’entreprise sans capitaux
Les risques s’additionnent
Le modèle des LBO
Les limites du modèle
Trésorerie « zéro » et rachat d’actions
La fin des participations croisées

4. Faut-il accuser le « capitalisme financier » ?
La critique institutionnaliste : la finance prédatrice et parasitaire
La critique marxiste : la finance impériale
La critique néo-keynésienne : la finance irrationnelle
La « financiarisation » contre la croissance ?
La doctrine financière remplace-t-elle la stratégie ?
L’entreprise creuse : les NTIC ou la financiarisation ? La finance contre la stratégie ?
Qui soutient la « croissance soutenable » ?
Qui paye le prix des performances financières ?

IV / « Nouvelle économie » ou financiarisation ?
1. Les nouvelles technologies ont le dos large…
2. L’impact des NTIC sur les structures économiques
Les NTIC bousculent les métiers traditionnels
Les NTIC élargissent l’espace marchand
Les NTIC et les frontières de l’entreprise

3. Les particularités de l’économie de l’information
Les deux risques du métier
Les investissements à fonds perdus
Le capital expérimental
Un coût de reproduction négligeable
La gestion du temps

4. La métaphore du réseau
Conclusion
Bibliographie
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