Économie de la firme - Bernard Baudry

Économie de la firme

Bernard Baudry

Depuis une trentaine d'années, avec l'émergence de nouvelles théories, les économistes ont (re)découvert que la firme constitue, à côté du marché, l'organisation centrale de l'activité économique. Ce livre présente une introduction accessible à ces théories, en s'interrogeant d'abord sur la nature de la firme et sur ses frontières : est-elle un « nœud de contrats », un « ensemble de compétences » ou une « hiérarchie » ? Il s’attache ensuite à comprendre, avec les outils de l’économiste, le fonctionnement et l'évolution des firmes. Que recouvre l'expression « gouvernance de la firme » ? Quelles sont les nouvelles règles qui gèrent les rapports entre l'employeur et ses salariés ? Pourquoi la firme-réseau se substitue-t-elle à la firme intégrée ?

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Détails techniques
Collection : Repères n°361
Parution : 27/11/2003
ISBN : 9782707137418
Nb de pages : 128
Dimensions : 110 * 180 mm
Façonnage : Broché

Bernard Baudry

Bernard Baudry est professeur d’économie à l’université Lyon-2 et membre de l’UMR TRIANGLE (ENS-Lyon-2). Il a publié de nombreux articles sur la firme et il est l’auteur dans cette même collection de L’Économie des relations interentreprises et de Économie de la firme.

Extraits presse

« L'analyse est ouverte et complète. »
ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

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Table des matières

Introduction
Première partie :Les analyses théoriques de la firme : contrat, compétences et hiérarchie
I / Les approches contractuelles de la firme

1. La firme comme structure de gouvernance («governance structure») : la théorie des coûts de transaction (TCT)
Les hypothèses comportementales
La nature des transactions : la spécificité des actifs
Une analyse comparative des structures de gouvernance
Appréciation de la TCT

2. La firme comme « nœud de contrats » : relation d’agence et théorie des incitations (TI)
La production en équipe et la firme capitaliste classique
La théorie des incitations : la firme comme nœud de contrats incitatifs
Une tentative de synthèse : la firme comme « système incitatif »
Bilan critique

3. La firme comme « collection d’actifs non humains » : la théorie des contrats incomplets (TCI)
Contrats incomplets et intégration verticale
Appréciation de la TCI

4. Divergence et unité de l’approche contractuelle
II / Les approches de la firme par les « compétences »
1. Les oppositions entre approches contractuelles et approches par les compétences
Rationalité substantive versus rationalité limitée
Allocation des ressources
versus création de ressources
Efficience statique
versus efficience dynamique
Information
versus connaissance
2. Nature et frontières de la firme : apprentissage, compétence et évolution
La firme : un lieu d’apprentissage
La firme : un « panier de compétences »
L’évolution de la firme

3. Une appréciation des approches par les « compétences »
III / La firme : une hiérarchie et un lieu de coopération
1. La firme : une organisation hiérarchique
Les théories contractuelles : la subordination volontaire du salarié
Les fondements de la hiérarchie et de l’autorité
: les fondements économiques ; les fondements juridiques de l’autorité
2. Intérêt et limites de la relation d’autorité
Intérêt économique de l’autorité
Les limites de la relation d’autorité

3. La coopération dans la firme
Coopération, marchés internes du travail et équité : définition d’un marché interne du travail ; les marchés internes : une relation de long terme et équitable ; coopération et équité
Hiérarchie et coopération : l’ambivalence de la firme
Conclusion de la première partie : Diversité et complémentarité des théories de la firme
Deuxième partie : Les transformations de la firme : gouvernance, règles d'emploi et frontières
IV / Gouvernance et objectifs de la firme : de nouveaux rapports de propriété et de pouvoir

1. La firme entrepreneuriale et la firme managériale : deux modes de propriété et de pouvoir
La firme entrepreneuriale et ses limites
La firme managériale : le conflit actionnaires-managers : la divergence d’objectifs entre les actionnaires et les managers ; les mécanismes de résolution du conflit actionnaires-managers

2. Diversité et évolution des modèles de gouvernance des firmes
Approche macroéconomique : deux modèles de gouvernance
L’évolution du modèle français de gouvernance : le modèle du marché financier ?

3. Les objectifs de la firme : quels intérêts la firme doit-elle servir ?
Les fondements incertains de la primauté des actionnaires : à qui appartient la firme ?
Une approche « partenariale » de la gouvernance
Une conception élargie de la responsabilité de la firme : la
« stakeholder theory »
4. Les enjeux de la gouvernance : performances économiques et convergence des systèmes
V / La relation d’emploi : de la norme fordiste à de nouvelles règles
1. La déstabilisation progressive de la relation d’emploi fordiste
Le modèle d’emploi des trente glorieuses : poste de travail et marchés internes : les règles d’allocation de la main-d’œuvre: la logique de poste ; les règles de rémunération : fixation et évolution
La remise en cause de la relation d’emploi fordiste
2. De nouvelles formes et règles d’emploi
Stratégies des firmes et nouvelles formes d’emploi :flexibilité externe et extériorisation organisationnelle ;flexibilité et contrats atypiques
De nouvelles règles d’allocation et de rémunération : les règles d’allocation : de la logique de poste à la logique de compétence ; les règles de rémunération : individualisation et négociation décentralisée
3. Cohérence et limites des nouvelles règles de la relation d’emploi
VI / Les frontières de la firme : de la firme intégrée à la « firme-réseau »
1. La répartition des activités entre marché, firme et relations interfirmes
Entre le marché et la hiérarchie : la coopération interfirmes
Deux types de relations interfirmes

2. Les stratégies d’externalisation : recentrage sur le « métier » et émergence de la « firme-réseau »
De la firme fordiste intégrée et diversifiée à la firme recentrée
De nouvelles modalités de coordination interfirmes : la firme-réseau : les limites du modèle de la quasi-intégration verticale ; quasi-intégration oblique et firme-réseau

3. La « firme-réseau », ou comment définir les frontières de la firme ?
La thèse du continuum : l’ambiguïté de la théorie des coûts de transaction
La thèse de la « hiérarchie étendue »
La thèse de la spécificité de la firme-réseau

Conclusion de la deuxième partie : De la firme fordiste à la firme post-fordiste
Conclusion générale : Retour sur les enjeux des théories de la firme
Repères bibliographiques
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Droits étrangers

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