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Quand un secret de Polichinelle de la Ve République vire à l'affaire d'État ! Depuis les indépendances des années 1960, les initiés savaient que certains dirigeants africains « amis de la France » menaient grand train à Paris ou sur la Côte d'Azur : hôtels particuliers, voitures de collection, vêtements de luxe.... Mais qui s'en souciait vraiment ?
Au printemps 2007, une plainte déposée à Paris par une poignée d'ONG, accusant plusieurs chefs d'État africains de détournements de fonds publics, a lancé l'affaire de ces « biens mal acquis » sur le dos de leurs peuples. Après moult péripéties judiciaires, la Cour de cassation a autorisé, en novembre 2010, l'ouverture d'une enquête inédite sur ces fortunes accumulées en France par les présidents du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale.
Les journalistes Xavier Harel et Thomas Hofnung dévoilent dans ce livre, révélations à l'appui, les dessous de ce scandale majeur. Après l'affaire Elf, l'affaire des BMA pourrait bien faire trembler les fondements de la République. Par quels circuits financiers transitent les fonds détournés ? De quelles complicités ont bénéficié ces dirigeants pour placer leurs pétrodollars dans l'Hexagone ? Le silence des partis politiques français serait-il lié à des fi-nancements occultes ? Autant de questions liées à ce scandale de la corruption ordinaire aux parfums de Françafrique.
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Collection : Cahiers libres
Parution : novembre 2011
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Prix : 19,80 €
ISBN : 9782707164872
Dimensions : 155 * 240 mm
Façonnage : Broché
Nb de pages : 256
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Xavier Harel, chroniqueur à TV5-Monde, est notamment l’auteur de Afrique, pillage à huis clos. Comment une poignée d’initiés siphonne le pétrole africain (Fayard, 2006) et de La Grande Évasion. Le vrai scandale des paradis fiscaux (Les Liens qui libèrent, 2010).  | | Thomas Hofnung est journaliste, chargé de l’Afrique au service étranger de Libération. Depuis l'insurrection de septembre 2002, il a réalisé de nombreux reportage en Côte d'Ivoire. |
Introduction. « Bien mal acquis ne profite jamais »
Petite cause, grands effets
Douloureuses questions, silence coupable I / L'affaire 1. L'histoire d'une plainte À l'ombre de la Françafrique - L'imprévisible Me Bourdon - Un « Everest à gravir » 2. Un patrimoine hors du commun Une enquête policière exemplaire - En route pour le « Françafrique Tour » ! - La folie cachée de Teodorin Obiang - Des berlines à gogo - Des banques bien complaisantes 3. Colère à Libreville et Brazzaville Sassou et Bongo face au « complot » - Le voyage obligé à Libreville - Le parquet passe à l'action - Bockel, victime expiatoire - « Opération réconciliation » 4. Des plaignants sous haute pression Transparency entre dans le jeu - Une tête brûlée gabonaise - Menaces au bout du fil et en direct : « Je ne suis personne » - Convocation chez Omar Bongo - Rafle à Libreville - Mort suspecte à Brazzaville 5. La Cour de cassation à la rescousse Le calvaire des Bongo - Doyenne contre doyen - La Françafrique contre-attaque - La divine surprise - Des potentats sur la défensive : haro sur Me Bourdon ! - Tentative de corruption de... Bakchich ! II / L'argent 6. Les années Elf La malédiction pétrolière - Elf, une histoire française - Le \"système Elf\" - Comment les « préfinancements » finissent dans la poche des familles régnantes - Corruption à tous les étages 7. Argent public à usage privé, le Gabon revisité Bongo, le chef du village - Elf, la pompe à fric - Les comptes américains d'Omar Bongo - Le Sénat américain remet le couvert - Famille nombreuse, famille onéreuse - La pierre, une passion gabonaise - Inge Lynn Collins Bongo, « princesse » d'Hollywood
8. Cardona contre Bongo, une vie gabonaise La Pêcherie du port dans l'escarcelle des Bongo - Prison pour les récalcitrants 9. Les « sales sous de Sassou » 276 000 euros de costumes - Goûts de luxe à l'odeur de pétrole - Montages financiers et détournements -BNP Paribas, la banque d'un monde qui ne change pas - Total, Elf, même combat ? - L'épicerie familiale -Un régime criminel - Le massacre du Beach en 1999 : « Ils brûlaient les corps » - Communiquez, communiquez, il en restera toujours quelque chose - Médailles en chocolat et préface bidon 10. Guinée équatoriale, pétrodollars et misère L'échec du « prix du dictateur » - Manoeuvres d'intimidation dans le prétoire - « Ce pays regorge de pétrole » - Le scandale de la Riggs Bank - L'eldorado des firmes américaines - Népotisme à tous les étages - Des libertés publiques bafouées, la torture banalisée
11. L'extravagant M. Teodorin La saga TNO - L'enquête implacable des Douanes américaines - « Extorsion, vol de fonds publics ou autres pratiques de corruption » - Le rôle trouble des banques françaises III / L'omerta 12. À Bongo, la France (peu) reconnaissante Les funérailles d'une certaine Françafrique - Sarkozy gêné... et chahuté - Omar Bongo, notre homme à Libreville - La puissance du réseau Bongo 13. La valse des valises La mémoire sélective de VGE - Omar Bongo, muet jusque dans la tombe - Tu quoque, Bernard Kouchner ! - Les largesses d'Elf - 28 millions d'euros volatilisés 14. Patrick, Omar et Jacques Patrick Maugein l'Africain - Les confessions de José Antonio Jiménez - La fin d'une lucrative amitié 15. Le big bang Bourgi Robert Bourgi passe à table - Le choeur des dirigeants effarouchés - Le disciple autoproclamé de Jacques Foccart
16. Nicolas Sarkozy, le phénix de la Françafrique Robert Bourgi au service de Nicolas Sarkozy - Bongo est mort, vive Bongo ! - Les valises vues du palais de Libreville - Robert Bourgi, l'éminence blessée Conclusion. Une rupture décisive Paris otage de la Françafrique
Un nouveau souffle pour la lutte anticorruption
Notes
Index.
Il a été pendant quatre ans au service du président défunt du Gabon, Omar Bongo, comme conseiller personnel puis comme directeur adjoint de son cabinet. Aujourd'hui dans l'opposition Mike Jocktane se bat contre Ali Bongo, le fils de l'ancien président, qui lui a succédé. Pour la première fois, il prend la parole dans le livre Le scandale des biens mal acquis, enquête sur les milliards volés de la Françafrique. Jocktane dénonce les mallettes de billets remises par son pays à des dirigeants français de tous bords. Il assure que Nicolas Sarkozy en a bénéficié lors de sa campagne de 2007. 23/11/2011 - Violette Lazard - Libération Dans son fameux discours de Cotonou, en mai 2006, le candidat Nicolas Sarkozy avait promis d'en finir avec la " Françafrique ". " Cette rupture, ironisent Xavier Harel et Thomas Hofnung est bien intervenue sous son mandat, mais à son corps défendant. " Si la Françafrique change un jour de visage, ce sera en bonne partie, démontrent les deux journalistes, grâce à l'affaire dite des " biens mal acquis ", désormais dans les mains de la justice française. En mars 2007, quelques militants associatifs déposaient en France une plainte contre plusieurs présidents-dictateurs pour " recel de détournement de fonds publics ". Dans le collimateur : Omar Bongo (Gabon), Sassou Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), dont le train de vie et, entre autres, les avoirs parisiens (appartements, voitures de luxe…) sont sans commune mesure avec leurs ressources officielles. La première partie de l'ouvrage rapporte par le menu les péripéties de cette plainte, dont tout a été fait pour la faire avorter, avant qu'elle soit jugée recevable, le 9 novembre 2010. Cet incroyable polar se poursuit par la description de la manière dont les dirigeants des trois pays siphonnent ou ont siphonné les recettes du pétrole et l'argent public, tandis que leurs concitoyens se noient dans la misère. La suite est encore plus intéressante : ces biens mal acquis le sont avec la complicité de la France dont de nombreux responsables non seulement ferment les yeux mais tendent la main. L'or noir nourrit les candidats… qui une fois élus aident en retour leurs soutiens africains à coup d'effacements de dette ou d'approbation de scrutins trafiqués. Une affaire explosive. Si la justice arrive à son terme. 01/12/2011 - Alternatives Internationales D'où vient l'argent ayant permis à la famille Bongo d'acheter, en son nom propre, trente-trois propriétés en France, dont un hôtel particulier de plus de 18 millions d'euros ? Comment Teodorin Nguema Obiang, ministre de l'Agriculture et de Forêts de la Guinée Equatoriale, fils aîné du président de ce même Etat, peut jouir d'un immeuble de 6000 m2 à Paris, au 42 avenue Foch, équipé, entre autres, d'un hammam, d'un salon de coiffure, d'un système ultramoderne de télévision disposant de 15000 DVD ? Pourquoi Ali Bongo, récemment élu en août 2009 au Gabon, s'est-il empressé de s'offrir quelques jours plus tard une Bentley Continental Flying Speed pour la coquette somme de 200000 euros ? Comment ces chefs d'Etats Africains peuvent-ils dépenser autant d'argent avec leurs simples salaires ? C'est pour répondre à cette question que des militants, ont lancé l'affaire dite des "biens mal acquis" dès mars 2007. Deux mois avant l'élection présidentielle de 2007, ils déposaient plainte à Paris contre plusieurs chefs d'Etats Africains et leur entourage pour "recel de détournement de fonds public". La plainte visait notamment les familles dirigeantes de l'Angola, du Burkina-Faso, du Congo Brazzaville, de la Guinée-Equatoriale, et du Gabon. Leur action s'appuyait sur un rapport du CCFD-Terre solidaire sur les "biens mal acquis" de plusieurs dirigeants africains. Dans leur ouvrage, Le scandale des biens mal acquis, enquête sur les milliards volés de la Françafrique, les journalistes Xavier Harel et Thomas Hofnung retracent ce difficile combat, tout en dressant un état des lieux des réseaux traditionnels entre la France et l'Afrique tissées depuis la décolonisation. 01/12/2011 - Marc Endeweld - Témoignage chrétien Une enquête documentée sur la façon dont trop de potentats africains, avec l'aide de trop d'amis français, ont accumulé des fortunes et des "biens" au détriment de leurs peuples. Ce livre devrait avoir des suites judiciaires. 01/01/2012 - L'Expansion
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