L'empreinte écologique

Aurélien BOUTAUD, Natacha GONDRAN

Depuis plusieurs décennies, la multiplication et l’aggravation des atteintes à l’environnement ont amené l’humanité à s’interroger. Ne sommes-nous pas tout simplement en train de solliciter la nature au-delà de ses capacités de régénération ? Ne sommes-nous pas sur le point de dégrader irrémédiablement le capital naturel qui sert de support à toutes nos activités ?
C’est pour apporter une réponse argumentée et chiffrée à ces questions que le concept d’empreinte écologique est apparu au cours des années 1990. En démontrant que l’économie mondiale mobilisait chaque année davantage de ressources que la biosphère est capable d’en régénérer, cet indicateur a permis de populariser l’idée de « déficit écologique ».
Pour mieux comprendre et interpréter ces résultats, les auteurs nous invitent à plonger au cœur du système comptable de l’empreinte écologique. Détaillant ses fondements, sa finalité exacte, ses limites, mais aussi ses avantages indéniables, ils apportent un éclairage inédit sur un outil qui occupe désormais une place centrale dans les débats sur le développement soutenable.

Version papier : 10 €
Facebook Twitter Google+ Pinterest
Détails techniques
Collection : Repères n°527
Parution : février 2009
ISBN : 9782707156853
Nb de pages : 128
Dimensions : 110 * 180 mm
Façonnage : Broché

Aurélien BOUTAUD

Aurélien Boutaud, docteur en sciences et génie de l’environnement de l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne, est aujourd’hui conseiller et chercheur indépendant, spécialiste des indicateurs alternatifs.

Natacha GONDRAN

Natacha Gondran est maître-assistante au centre SITE (Sciences, informations et technologies pour l’environnement) de l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne. Ses activités de recherche et d’enseignement portent sur les enjeux et méthodes contribuant à la prise en compte de l’environnement au sein des processus décisionnels.

Extraits presse

« De la même manière qu'il a fallu passer de la médecine des docteurs moqués par Molière à la médecine infectieuse inspirée par Pasteur, de même qu'il faut passer d'une science économique à une vision de la société humaine au XXI° siècle qui pense la prospérité générale en relation avec son environnement. Il faut pour commencer, de nouveaux indicateurs. La bonne nouvelle est que, depuis une dizaine d'années, un tel indice s'est progressivement développé et affermi: "l'empreinte écologique" suscite un intérêt croissant dans les milieux académiques. Le livre d'Aurélien Boutaud et Natacha Gondran vient donc à point: expliquant en termes clairs et rigoureux la méthode élaborée par Mathis Wackernagel et William Rees depuis une dizaine d'années. Il est à notre connaissance la première présentation en français de cet outil essentiel. »
LE MONDE

« Outre l'histoire de l'empreinte, ce petit livre explique avec beaucoup de pédagogie comment celle-ci peut être calculée nation par nation, et analyse les derniers résultats connus. Édifiant. »
TERRITOIRES

« Heureuse surprise que ce petit livre précis et clair sur les atteintes à l'environnement et la surexploitation des ressources naturelles: il détonne avec bonheur dans le paysage éditorial actuel, défiguré par une multitudes d'ouvrages pleurnichards et culpabilisateurs. D'abord parce qu'il ne réduit pas cette question vitale pour l'humanité à l'habituel discours, façon WWF, sur les nécessaires "changements de comportements individuels" et sur la nécessaire "prise de conscience de la gravité de la situation" pour aboutir à la recommandation de consommer moins, dans la tradition de l'écologisme nanti. Ensuite parce qu'il est rigoureusement documenté. Quel plaisir, par exemple, de voir enfin un ouvrage destiné au grand public dans lequel la paternité du concept "d'empreinte écologique" est rendue à ses deux géniteurs canadiens, M. Wackernagel et W. Rees. Enfin, et surtout, parce qu'il nuance. »
LA RECHERCHE

PRESSE

 

Table des matières

Introduction -I / Une brève histoire de la soutenabilité - La prise de conscience des dimensions finies de la Terre - Les grandes étapes de la prise de conscience internationale - La naissance du développement soutenable - II / Les conditions de la soutenabilité écologique - Ingrédients et recette de la vie sur Terre - De l’énergie… - … de l’eau, de l’air et de la roche : la vie ! - L’économie de la nature (biosphère) : producteurs, consommateurs… et recycleurs - Les producteurs primaires, ou autotrophes : la magie de la photosynthèse - Les consommateurs, ou hétérotrophes -Les décomposeurs, ou recycleurs - L’économie humaine, un sous-système de la biosphère L’éconosphère : producteurs, consommateurs - Biosphère et éconosphère : les conditions de la soutenabilité - Pour mesurer la soutenabilité, il faut comparer la demande et l’offre de services issus de la nature - III / Comprendre l’empreinte écologique : principes généraux - Définitions, hypothèses et fondements du système comptable de l’empreinte écologique - Un indicateur synthétique : quelques rappels - Délimitation du champ d’étude de l’empreinte écologique - Hypothèses de conception de l’empreinte écologique - Les ressources consommées sont identifiées et recensées à l’échelle des nations - Les ressources consommées correspondent à des surfaces « bioproductives » - Les différentes surfaces bioproductives peuvent être exprimées sous la forme d’une surface de productivité moyenne, l’hectare global - Les hectares globaux peuvent être agrégés de manière mutuellement exclusive - Empreinte écologique et biocapacité peuvent être comparées - IV / La biocapacité - La biocapacité mesure la quantité de capacité biologique potentiellement mobilisable à des fins humaines - La biocapacité mondiale - Mode de calcul de la biocapacité - Facteurs d’équivalence - Facteurs de rendement ou de récolte - V / Le calcul de l’empreinte écologique - L’empreinte écologique mesure la consommation nette de ressources issues de la biosphère - L’empreinte écologique liée aux consommations de ressources renouvelables - Productions primaires - Productions secondaires - L’empreinte écologique liée aux infrastructures et zones urbanisées - L’empreinte écologique liée aux consommations d’énergies fossiles ou « empreinte carbone » - La méthode de substitution par la biomasse : une méthode en devenir - La méthode de calcul par assimilation des déchets (séquestration) - L’empreinte écologique, un système comptable en pleine évolution - VI / Les résultats - Empreinte écologique et biocapacité mondiales : un dépassement écologique avéré - Répartition de l’empreinte écologique mondiale par secteurs - Composition de la biocapacité mondiale - Composition de l’empreinte écologique mondiale - Épuisement des stocks de ressources renouvelables ou dépassement des capacités d’assimilation ? - Évolution de l’empreinte écologique mondiale depuis les années 1960 - Davantage de personnes, mobilisant chacune davantage de ressources - Un boom de l’empreinte énergétique - L’empreinte écologique des grandes régions du monde : des situations très hétérogènes - Une minorité de la population est en situation de dépassement écologique global… - Le développement peut-il être soutenable ? - Conclusion - Liste des sigles et abréviations - Repères bibliographiques.