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La principale richesse de l'Algérie, son pétrole et son gaz, n'est plus source de bonheur pour son peuple. La volonté d'accaparement de la rente pétrolière par ses dirigeants, politiques et militaires, a plongé des pans entiers de la société dans la misère, tandis que les jeunes n'ont qu'une envie : quitter le pays. Afin de pérenniser leur pouvoir, ces dirigeants ont mis en place, derrière une démocratie de façade, un régime qui ne repose que sur deux piliers : la corruption et la police politique. Pour comprendre comment l'Algérie en est arrivée là, il est essentiel de connaître la dimension la plus ignorée de son histoire contemporaine : celle de son pétrole. C'est cette histoire que brosse dans ce livre Hocine Malti, qui participa comme jeune ingénieur à la création de l'entreprise algérienne des pétroles, la Sonatrach. Montrant comment les premières découvertes de gaz et de pétrole sahariens en 1956 ont conduit la France à prolonger de plusieurs années la conclusion de la guerre d'indépendance, il révèle aussi les dessous de la collaboration conflictuelle entre sociétés pétrolières françaises et le jeune État algérien dans les années 1960, jusqu'à la nationalisation de 1971 par Boumediene. Riche de détails inédits et d'expériences vécues, ce livre explique comment les dirigeants d'un des pays leaders du tiers monde ont mis ensuite à profit la manne pétrolière pour garnir leurs comptes en banque et acheter le silence des grandes démocraties sur les dérives du régime, tuant ainsi dans l'oeuf toute tentative d'expression démocratique en Algérie. Et comment les milliards de dollars des hydrocarbures sont toujours aujourd'hui au coeur des règlements de comptes permanents entre les différents clans du pouvoir.
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Collection : Cahiers libres
Parution : avril 2011
Format : EPub
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Prix : 13,99 €
ISBN : 9782707165664
Nb de pages : 0
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Hocine Malti, ingénieur des pétroles, a participé à la création de la Sonatrach, dont il a été vice-président de 1972 à 1975. Conseiller du secrétaire général de l’OPAEP (Koweït) de 1975 à 1977, puis directeur général de l’Arab Petroleum Services Company (Tripoli) jusqu’en 1982, il est aujourd’hui consultant pétrolier.
Introduction. L'Algérie, un pays malade de ses dirigeants Richesses volées, peuple piétiné Rente pétrolière et corruption La très spéciale « maladie hollandaise » de l'Algérie 1. 1956-1962 : guerre et pétrole Hassi-Messaoud 1956 : et le pétrole jaillit... 1957 : les premiers barils de pétrole algérien arrivent en France Le Sahara doit rester français La création en 1957 de l'Organisation commune des régions sahariennes (OCRS) Le code pétrolier saharien de 1958 : un piège redoutable pour l'Algérie indépendante 2. 1962-1964, le parcours initiatique des pétroliers algériens Le coup d'État de l'été 1962 Le lourd héritage des accords d'Évian L'Organisme saharien, une institution de transition La découverte d'un univers impitoyable Mise en place d'une administration Les difficiles premiers pas des pétroliers algériens L'affaire Trapal et la création de la Sonatrach Belaïd Abdesselam et les débuts de la Sonatrach 1964, les défis du premier noyau de la Sonatrach 3. 1965 : l'entrée en scène de la Sonatrach Le coup d'État du 19 juin 1965 et le « mystère Boumediene » Boumediene, dictateur et bâtisseur L'accord algéro-français du 29 juillet 1965 sur l'exploitation du pétrole et du gaz algériens Premiers travaux d'exploration de la Sonatrach La question du gaz 5 La veillée d'armes 4. 1966 : l'apprentissage Un démarrage laborieux Un nouveau président à la tête de la Sonatrach Premiers forages algéro-français, premières frictions La difficile collaboration algéro-française Boumediene joue la carte soviétique Les Soviétiques débarquent à Alger 5. 1966-1968 : tensions franco-algériennes Le gaz dans la relation France-Algérie : pomme d'amour ou pomme de discorde ? L'accord gazier franco-algérien de mai 1967 La Sonatrach, vitrine du régime Juin 1967 : la guerre des Six-Jours et les premières nationalisations Un retournement de situation spectaculaire 6. 1968 : entrée dans les zones de turbulences Le commerce extérieur, monopole de l'État : bonjour les dégâts ! Opération « Extinction des bougies » Bras de fer autour de Zarzaïtine Français et Soviétiques face à face Difficiles négociations algéro-soviétiques Le pétrole ne connaît pas de frontières : tensions algéro-tunisiennes 7. 1969-1970 : le tournant américain Le contrat Sonatrach/El Paso Natural Gas de 1969 Le lobby pétrolier algérien aux États-Unis Messaoud Zéghar, représentant personnel de Boumediene Lune de miel algéro-américaine 8. 1969-1970 : les années de braise Les lendemains de la guerre des Six-Jours 1970 : l'OPEP prend les choses en mains Janvier 1971 : la contre-offensive des compagnies pétrolières occidentales Négociations algéro-françaises, acte I Négociations algéro-françaises, acte II 9. Février 1971 : « Porter la révolution dans le secteur des hydrocarbures... » Février 1971 : la nationalisation du pétrole et du gaz Les responsables de la Sonatrach sur la brèche Un impressionnant degré d'impréparation Hésitations françaises Le programme d'action du 1er mars 1971 Couper le cordon ombilical de la CFP(A) avec Neuilly ? 10. 1971 : la bataille du pétrole franco-algérienne Les escarmouches de mars 1971 Il n'y a plus rien à négocier ! Les mesures de rétorsion françaises La CFP quitte l'Algérie 1er mai 1971 : baptême du feu à Hassi-Messaoud « Les torchères brûlent toujours dans le ciel de Hassi-Messaoud » 11. 1972 : la sortie du tunnel La fin des hostilités Percée américaine 19 juin 1971 : la fête du régime Avril 1972 : nouveau démarrage pour la Sonatrach Un enfantement dans la douleur 12. 1973 : la grande tourmente La guerre du Viêt-nam et les bouleversements de la scène pétrolière mondiale La guerre israélo-arabe d'octobre 1973 Tourmentes à l'algérienne Boom pétrolier en Algérie, premier grand scandale de corruption 13. 1974-1978 : l'Algérie et le nouvel ordre mondial Le pétrole au coeur des relations internationales Duel à distance Alger-Washington 5 La Sonatrach à l'international De Charybde en Scylla, les derniers grands projets de l'ère Boumediene 14. Le grand bouleversement de 1979 La mort prématurée de Houari Boumediene Chadli Bendjedid, l'officier le plus ancien dans le grade le plus élevé Premiers règlements de comptes Ouragan sur le secteur pétrolier Où l'on reparle du contrat de vente de gaz à El Paso 15. 1979-1983 : le double visage du régime Chadli La face visible du nouveau pouvoir : populisme et laisser-faire Le deuxième choc pétrolier : manne pétrolière et débâcle économique La face cachée du système : l'emprise de Belkheir et de Messaâdia La corruption au sommet de l'État : l'affaire du gazoduc sous-marin Algérie-Italie La Françalgérie à l'oeuvre : le contrat de vente de gaz Sonatrach-GDF de 1982 16. 1984-1991 : le retour des multinationales pétrolières Règlements de comptes dans l'armée Le tournant de la répression sanglante des émeutes d'octobre 1988 Propagation de la corruption et avènement de l'islamisme politique La réforme pétrolière de 1986 Le retour de Ghozali aux affaires et la nouvelle loi sur les hydrocarbures de 1991 Le coup d'État de janvier 1992 17. 1992-1998 : la guerre civile des généraux « janviéristes » L'arrivée au pouvoir du général Liamine Zéroual La lutte des clans et la victoire des « janviéristes » La bataille pour le contrôle des hydrocarbures 18. 1999-2001 : l'Algérie bascule dans le camp américain Avril 1999 : le rêve d'Abdelaziz Bouteflika devient réalité Chakib Khelil, un « Américain » au ministère de l'Énergie et des Mines La politique pétrolière américaine sous George W. Bush L'incroyable feuilleton de la nouvelle loi algérienne sur les hydrocarbures (2001-2005) Les attentats du 11 Septembre, divine surprise pour les généraux 19. L'Algérie, pays de cocagne... pour les corrompus Brown & Root-Condor, une entreprise algéro-américaine au coeur des réseaux de corruption 2006 : l'« affaire BRC » et la base secrète américaine dans le Sahara Le rapport de l'IGF et ses conséquences Les amis du président (I) : les surprises de l'affaire Orascom Les amis du président (II) : Lavalin, Saipem et tutti quanti La Sonatrach, un grand corps malade Conclusion. La démocratie, seul remède à la « maladie hollandaise » de l'Algérie.
« Avec la « maladie hollandaise », les économistes savent combien une rente peut étouffer le dynamisme d'un pays. Ainsi en est-il du pétrole algérien, accaparé par ses dirigeants grâce au carcan d'un régime autoritaire et corrompu, et qui a longtemps nourri le désir de fuir de sa jeunesse. Alors qu'il fut un jeune ingénieur de la Sonatrach, puis vice-président dans les années 1970, et enfin DG de la société libyenne Arab Petroleum Services Company, l'auteur raconte de l'intérieur la captation de la manne pétrolière algérienne par ses élites. Et ce, avec la complicité de la France, dont l'intérêt pour le pétrole et le gaz algériens a toujours dicté sa diplomatie avec son ancienne colonie. C'est à travers un récit historique précis, retraçant chaque étape et chaque bataille des hydrocarbures, que l'auteur raconte, avec force anecdotes, les zones d'ombre de la puissance pétrolière. Lesquelles ne sont pas éclaircies, bien au contraire, avec l'arrivée de Bouteflika à la tête de l'Etat algérien en 1999. Pour Hocine Malti, il n'y a pas de doute: la seule manière de soigner ce grand corps malade qu'est la Sonatrach, et de sortir l'Algérie de la malédiction de la rente, est d'y instaurer une véritable démocratie. » LA TRIBUNE
« "L'Algérie est malade de ses dirigeants, pas de son pétrole", écrit Hocine Malti. Cet ancien dirigeant de la Sonatrach (la société nationale d'hydrocarbures) est l'auteur d'une passionnante Histoire secrète du pétrole algérien. Il y raconte comment, au fil des ans, l'Algérie indépendante a sécrété une oligarchie qui a confisqué, grâce à de juteuses commissions, la richesse pétrolière du pays et s'est arrogé un quasi-monopole sur les importations. L'auteur montre aussi comment, dans le pays, les campagnes périodiquement orchestrées contre la corruption ne sont que l'expression de luttes de clans qui surgissent au sein de la caste dirigeante. La capture de la rente pétrolière par les dirigeants issus de la guerre d'indépendance explique pour une large part la faiblesse de la performance économique nationale. Pour Hocine Malti, le pillage a réellement commencé en 1979, après la mort de Houari Boumediene, sous la présidence de Chadli Benjedid et sous la houlette de son conseiller, le colonel Larbi Belkheir. » L'EXPRESS
« On ne pourra plus dire qu'on ne savait pas: cet ingénieur, devenu consultant pétrolier, raconte la corruption, les détournements de fonds, l'achat des militaires, et les règlements de compte à OK Terril. » OPTIMUM
« Très jeune, l'Algérie a contracté le virus de la "maladie hollandaise". Cette affection, diagnostiquée dans les années 1960 aux Pays-Bas - d'où son nom -, est provoquée par l'irruption d'une richesse unique et subite. Ici, c'est la découverte de pétrole, en 1956, dans le Sahara algérien, qui est en cause. L'Algérie, malade de son or noir : ce constat clinique, Hocine Malti le dresse avec un regard de praticien aguerri. Ingénieur pétrolier, il a participé aux premiers pas de cette nouvelle industrie avant de devenir un des dirigeants du secteur, puis un consultant international. Il raconte comment, d'abord, il y a la découverte du premier gisement, en janvier 1956, six ans à peine avant l'indépendance de l'Algérie. Puis viennent les manoeuvres françaises, qui, sentant que le pays va leur échapper, tentent de séparer le Sahara du reste de l'Algérie - manoeuvres auxquelles mettra fin le général de Gaulle en septembre 1961. Il y a, enfin, la naissance, en 1963, de la Sonatrach, la compagnie nationale d'hydrocarbures, qui deviendra un Etat dans l'Etat. Encore aujourd'hui, la Sonatrach, douzième groupe mondial, premier d'Afrique avec ses quelque 50 000 salariés, domine la vie politique et économique de l'Algérie. » LE MONDE
« Hocine Malti a participé à la création de la Sonatrach (entreprise pétrolière publique), dont il a été vice-président de 1972 à 1975. Avec ce livre, il lance un pavé dans la mare en retraçant l'histoire de l'exploitation des hydrocarbures en Algérie, malade de la corruption depuis les années 1980. » COMMERCE INTERNATIONAL
« Le livre de Hocine Malti, ingénieur des pétroles, porte sur les bonheurs et surtout les déboires de l'Algérie depuis la découverte du super-gisement de pétrole et de gaz d'Hassi Messaoud en 1956. L'auteur, ancien dirigeant de la Sonatrach, la société nationale chargée d'exploiter ces ressources, livre un récit très détaillé, mêlant l'aventure du pétrole algérien à l'histoire du pays. » LA CROIX « Que le pétrole sente le soufre, personne n’en doute. Le soufre, mais aussi la poudre, si on en croit l’histoire guerrière de par le monde autour de cette précieuse énergie très convoitée. Ces derniers mois en Algérie, il a aussi été l’objet de dévoilement d’affaires tout aussi sulfureuses, dont on ignore encore l’ensemble des tenants et des aboutissants. Comme l’indique l’éditeur La Découverte (Paris), personne ne pourra douter aujourd’hui que « la principale richesse de l’Algérie, son pétrole et son gaz, n’est plus source de bonheur pour son peuple ». Il n’est nul besoin de faire preuve de mauvais esprit pour ne pas souscrire à cette expression car la réalité, sensible, est là. Des explications de cet état de fait, argumentées, sont avancées par Hocine Malti, qui a l’avantage de connaître le secteur. Ingénieur des pétroles, il a participé à la création de la Sonatrach, dont il a été vice-président de 1972 à 1975. Conseiller du secrétaire général de l’OPAEP (Koweït) de 1975 à 1977, puis directeur général de l’Arab Petroleum Services Company (Tripoli) jusqu’en 1982, il est à présent consultant pétrolier. [...] Un livre qui alimentera sans nul doute bien des commentaires, ou des silences qui parlent... » EL WATAN« Pour qui s'intéresse aux questions pétrolières ou à l'Algérie, ce livre est passionnant. Son auteur est en effet un ancien haut dirigeant de la Sonatrach (la société nationale algérienne du gaz et des hydrocarbures). Il a été mêlé de près aux tractations et aux décisions d'avant l'indépendance de l'Algérie relatives à la nationalisation de l'ensemble du secteur en 1971. Tout cela est raconté de main de maître et on sent la fierté sous sa plume quand il nous raconte comment, lors du départ (en moins de 48 heures) de tout l'encadrement français sur décision d'Elf, la relève fut prise par les Algériens sans coup férir. » ALTERNATIVES ÉCONOMIQUESPRESSE
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